Bon baisers de Russie

par Shannah

 » La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme ».    Winston Churchill 

Puisqu’il est difficile d’expliquer des choses indéfinissables… j’en reviens toujours à cette citation de Churchill, tombée dans mon oreille lors d’un cours d’histoire, il y a déjà quelque temps.

La Russie oblige l’humilité, elle se laisse comprendre si vous souffrez l’accepter.

Cet hiver, deuxième voyage en Russie, où j’ai finalement réussi à poser pied, après un passeport à refaire en urgence pour mon acolyte, et une fonctionnaire de l’immigration qui a eu beaucoup de mal à nous laisser passer. Tout ça pour ça, et « ça » était merveilleux bien entendu. Nous avons eu la grande chance d’arriver après la vague de froid, nous étions sous la neige, sur le verglas boueux certes, mais il ne gelait pas plus que ça. Quelle joie de vivre pour quelques jours au 19ème étage d’une des Sept Soeurs de Staline (en revanche, pour le second hôtel à Moscou, j’ai, comment dire ?, déchanté. Mais c’est une autre histoire). Oui, puisque, Staline en aurait été ravi je pense, l’hôtel Hilton Komsomolskaya s’est installé dans une de ces tours. Ironie de l’Histoire.

Quelle joie de pouvoir fumer dans des cafés surchauffés, et de fumer des cigarettes à 55 roubles (env. 1,20) ! Je n’ai pas changé mes habitudes moscovites, à savoir faire toutes mes courses chez Elisseivski, c’est-à-dire dans l’équivalent de la Grande Epicerie, à la russe bien entendu. Toujours le même plaisir à remonter (ou redescendre) Tverskaïa, en essayant de marcher comme les vraies Russes, c’est-à-dire sur 10cm de talons, en faisant totalement abstraction du sol verglacé; de voir les fortifications du Kremlin; de geler sur place pour faire de jolies photos sur le pont Bolshoï Kammeni, de revoir les adorables baboushkas des musées…

Ah, et quelle idée de passer le nouvel an sur la Place Rouge ! Enfin au moins, maintenant je sais que les Russes ne rigolent pas : des portiques de sécurité tout autour de la Place, un filtrage au faciès à peine raciste contre Tadjikes, Kirghizes etc., à peu près  la moitié de la police de la Fédération déployée (j’exagère à peine). Enfin la prochaine fois, je la passerai tranquillement au bar du Ritz, à boire du vin beaucoup trop cher.

Et puis il fut temps pour moi d’aller à Saint Petersbourg. La ville dont j’ai temps rêvé, la ville des écrivains du Siècle d’or… A St Petersbourg, les gens te remercient en français, l’atmosphère y est très bourgeoise, agréable à vivre, sûrement cent fois plus qu’à Moscou; et pourtant je me sens mieux à Moscou.

Enfin les gens sont très gentils, un monsieur aux dents gâtées m’a payé mon ticket de navette à l’aéroport, mon hôtel était замечательный (vraiment ! et pour une bouchée de pain), mais j’ai moins apprécié de me perdre et de remonter deux fois la Nevski chargée comme une mule.

Et bien sûr, le musée de l’Ermitage… Que dire, à part que je veux y passer ma vie ?

Je préfère tout de même Moscou. Il y a trop de gens, mais le metro est si propre; et surtout il y a quelque chose de très particulier…

До скорого, Россия )))

 

Moscou

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Saint Petersbourg

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