I Giorni contati

par Shannah

Cesare Conversi assiste à la mort d’un homme alors qu’il prend le tramway. Ce décès absurde et brutal bouleverse le plombier âgé d’une cinquantaine d’années, si bien qu’il décide de vivre comme si ses jours étaient comptés. Il arrête de travailler, et passe ses journées sous le soleil de Rome, ne sachant trop quoi faire… il y a bien Graziella, la fille de sa logeuse, qu’il faudrait remettre sur le droit chemin. Et puis les copains, que l’on traîne tantôt dans les cimetières tantôt à la baignade afin de leur exposer la vanité de la vie.

Entre la rencontre de son ancien amour, Giulia, rencontre ratée puisque la dame est farouche; celle avec une prostituée pulpeuse; et celle avec un clochard asocial et plutôt riche; il y a celle de Vinicio, marchand d’art très louche, qui lui propose une arnaque à l’assurance.

Et puis, alors que l’arnaque est sur le point d’être entamée, Cesare stoppe tout. Il n’a plus d’argent, mais il n’en veut pas plus. Et il se remet à travailler.

Cesare, dans sa course contre la mort, s’épuise à vivre d’autres vies que la sienne, vies oisives, vies peu scrupuleuses… mais il se rend bientôt compte que ce n’est pas lui. Sa vie est celle qu’il a tenté de fuir dans l’angoisse, face à la mort, comme si la mort se moquait de cette petite vie simple…

Le film d’Elio Petri se clôt sur une fin presque drôle… drôle tout comme le film, qui fait rire, et éblouit par la beauté de ses images. Sorti pour la première fois en 1962, il offre la beauté de Rome en noir et blanc, et puis de belles figures d’Italiens. Les personnages, Cesare, son ami Amilcare, la jeune Graziella, sont tous émouvants et apprennent au spectateur par leur ignorance. Comment vivre sa vie ?

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