Je veux, sans que la mort ose me secourir, Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir – Surena, Pierre Corneille

par Shannah

C’est l’histoire d’une vie, d’une tragédie… Qu’est-ce qu’une vie réellement et pleinement vécue, sinon une tragédie ? Une vie aimée et endurée, qui nargue sans cesse la mort en même temps qu’elle la frôle. Vivre, c’est risquer avidement, courir après soi-même. La mort, on la refuse, on la méprise pour l’instant, et on ne veut que se brûler.

Comme dans toute tragédie, il y a de la terreur et de la pitié. Celui qui vit ainsi est constamment dans le péché d’orgueil, il ne doit voir que lui s’il veut se rencontrer et se connaître un jour, et il doit se dépasser vers l’infini, se jeter en et en même temps en dehors de lui-même. La vie ne s’offre pas, elle se conquiert. « Vivre est ce qu’il y a de plus beau au monde. La plupart des gens se contentent d’exister, c’est tout »… La vie et soi-même sont un combat, et, par un retour sur elle-même, par une synthèse circulaire, la vie est son propre but, son propre chemin, le début et la fin… Si fin il y a.

Effrayer la mort même, la tenir à distance.

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