Propagande

par Shannah

La propagande est un phénomène trouvant son apogée dans le drame du XXème siècle, siècle de la psychologie et surtout, de l’explosion et de l’invasion des médias de masse. Aujourd’hui, nous sommes plus que soumis à la propagande, politique (voir le très drôle clip de campagne de l’UMP, là : http://www.u-m-p.org/lecouragedonnelaforce?utm_source=video&utm_medium=email&utm_campaign=courage), publicitaire, commerciale, religieuse, sociale…

La propagande se définit comme une action d’embrigadement d’une société, ce afin de réaliser un processus d’adhésion, et de transformer ladite société en masse.

La propagande se joue sur l’affect, sur un plan foncièrement subjectif. Il s’agit de noyer toute rationalité, tout esprit critique sous le poids de l’admiration, de l’indignation, du sentiment.

Sur le plan politique, pour conserver le pouvoir, une des principales solutions est évidemment le recours à la force et à la violence légitime, ou non,  de l’Etat. Mais la propagande psychologique devient vite préférable, entre autre car elle permet de contrôler les esprits, sans que le peuple ne s’en rende compte directement. Linebarger dit d’ailleurs de la propagande : « Propaganda consists of the planned use of any form of public or mass-produced communication designed to affect the minds and emotions of a given group for a specific purpose, whether military, economic or political ».

En Russie, ou plutôt en URSS, la propagande se développe surtout sous Staline (1924-1953), par une exploitation massive de tous les moyens disponibles : culte du stakhanovisme, embrigadement de la jeunesse dans différents organismes selon l’âge (Octobriens, Pionniers, Komsomols); grandes parades et défilés sur la Place Rouge de Moscou; cinéma et affiches.

Il faut bien entendu parler de Sergueï Eisenstein pour ce qui concerne le cinéma soviétique. Eisenstein, plus que le quasi cinéaste officiel de Staline, est un metteur en scène de génie et révolutionnaire (c’est le cas de le dire); il suffit de se replonger dans Octobre ou Le Cuirassé Potemkine pour admirer le montage visuel, souvent brouillé, volontairement décalé; et la musique, qui exacerbe les situations et les messages; le cadrage…

Pour ce qui est de la propagande nazie disposait quant à elle d’un ministère qui lui était dévolu, dirigé par Joseph Goebbels; ainsi qu’un organe du NSDAP,  le Reichspropagandaleitung der NSDAP, également tenu par Goebbels. Elle s’attache particulièrement au cinéma (Leni Riefensthal) ainsi qu’au sport (l’exaltation de la force de la race aryenne…).

Enfin, je vous propose quelques affiches de propagande datant de la Seconde Guerre Mondiale, avec, outre l’URSS et l’Allemagne, quelques Américaines et Françaises.

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